3 questions à Agnès Marchand, nouvelle conseillère générale

Interview réalisée en mai 2014 (mandat 2011-2015)

Agnès, vous étiez suppléante de Michel Dinet sur le canton de Colombey-les-Belles depuis 2011, en quoi consistaient votre rôle et votre engagement aux côtés de Michel ?

Michel Dinet avait souhaité que sa suppléante soit issue de la société civile et engagée dans la vie associative, ce qui est mon cas. Malgré trois mandats de conseillère municipale dans mon village de Dolcourt lorsque j’étais très jeune, je n’avais plus de mandat électif.

Aussi, j’ai eu la chance qu’il m’associe rapidement à certaines actions qu’il menait sur le canton. A titre d’exemple, je l’ai accompagné lors des permanences qu’il tenait dans les mairies ; je l’ai représenté à l’occasion de manifestations sur le territoire qu’il ne pouvait assurer en raison de son emploi du temps chargé. J’ai également assisté aux conseils communautaires de la communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois. Le collège Jacques Grüber étant un partenaire de l’association de Familles rurales que je préside, il avait engagé les démarches pour que je puisse siéger, en tant qu’invitée, au conseil d’administration de l’établissement.

Dans ces circonstances difficiles, comment abordez-vous votre prise de fonction de conseillère générale de Meurthe-et-Moselle et cette première année de mandat ?

Je dirais que mes sentiments sont partagés : la conscience d’une immense responsabilité à succéder à un homme tel que Michel Dinet, sachant que – comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises – je n’ai pas la prétention de le remplacer ; par ailleurs un enthousiasme à approfondir mes connaissances et à découvrir tout un pan des missions du Conseil Général que je connais mal ou pas encore, avec en arrière-plan la volonté de me mettre très rapidement au service des habitants et des élus du canton, voire du département dans le cadre de la commission solidarité.

Suite à la session extraordinaire du 22 avril 2014, vous avez été désignée présidente de la commission solidarité, et êtes par ailleurs présidente d’une association de Familles Rurales, quelles politiques vous tiennent le plus à cœur dans ce domaine ?

Depuis de longues années un énorme travail a été mené dans le domaine des solidarités au Conseil général, mais rien n’est jamais acquis et je suis convaincue que la prévention est primordiale dans les domaines de l’enfance, du handicap et du bien vieillir.

Anticiper plutôt que réparer serait ma devise, mais, alors qu’il y a tant à réparer, cette dimension représente un coût financier important sans pour autant pouvoir être quantifiée. Aussi, je milite pour que solidarité entre les personnes et lien social soient deux axes à mobiliser pour contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens.