Session du 15 décembre 2014 – Budget Primitif

La session du 15 décembre 2014 a été l’occasion pour les élus de débattre du budget primitif 2015 et d’étudier plusieurs rapports très importants pour le département.

Création des maisons départementales des solidarités

Michèle Pilot, vice-président déléguée à la solidarité avec les personnes et au développement social, a présenté le rapport concernant les maisons départementales des solidarités qui relèvent d’une nouvelle organisation des centres médico-sociaux (CMS) pour plus de proximité, un accueil simplifié et mieux organisé.

Les 17 maisons départementales vont mailler l’ensemble du territoire. Elles permettront de trouver une réponse mieux adaptée aux besoins et aux attentes des usagers et ce, quel que soit le lieu d’implantation. En effet, un dossier unique sera mis en place pour chaque bénéficiaire qui pourra être accueilli sur n’importe quel site, indépendamment de son lieu de résidence.

On y retrouvera les missions de secrétariat médico-social, de protection maternelle enfantine,  de prévention spécialisée, d’insertion, de coordination jeunesse, mais également les missions personnes âgées et personnes handicapées, aide sociale à l’enfance et logement.

Ce rapport a été salué par l’unanimité de l’assemblée qui voit dans cette nouvelle organisation une véritable avancée.

Valorisation de l’accueil familial

Chacun s’accorde à dire que pour les jeunes gens confiés au département, la plus-value d’un placement familial est énorme par rapport à un placement en foyer d’accueil.

Jean-Claude Pissenem, vice-président délégué à l’enfance et à la famille, a présenté ce rapport qui, par une valorisation du statut, du métier et de la rémunération des accueillants familiaux (actuellement 360 professionnels pour 531 enfants et jeunes majeurs accueillis) poursuit un objectif de 400 accueillants familiaux et une optimisation de leur potentiel d’accueil afin de pouvoir placer davantage d’enfants au sein de familles.

Plan Collège Nouvelle Générations

Comme chaque année, la session de décembre est l’occasion d’un point d’étape sur le plan collèges nouvelles générations.  C’est Grégory Grandjean, vice-président à l’éducation, qui a présenté ce plan dont les ambitions sont maintenues à 11 collèges neufs, 7 restructurations lourdes et 33 restructurations partielles.

Vers des collèges à énergie positive

A l’heure actuelle, les performances énergétiques initialement prévues sont nettement dépassées. Des collèges pourront être « passifs », c’est-à-dire qui consommeront moins de 15 kWh par m² et par an  pour le chauffage.  Ce sera le cas du futur collège Jean L’Amour à Nancy, qui, avec son isolation en paille,  sera le premier collège passif du département.

Parallèlement, grâce au photovoltaïque, certains établissement neufs seront à  « énergie positive », c’est-à-dire qu’ils vont produire plus d’énergie qu’ils n’en consommeront.

Un collège interdépartemental à l’étude

Sur le secteur du Piennois, il est proposé d’étudier la faisabilité d’un collège interdépartemental avec le département de la Meuse.

Une mission pour Philippe Colin sur le Lunévillois

« On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle qui n’est pas à la hauteur de la qualité d’éducation que les jeunes de ce territoire et leurs familles sont en droit d’attendre». C’est ce qu’estime le président du conseil général et c’est pourquoi il a confié à Philippe Colin la mission de travailler sur une approche globale de l’avenir de l’Est Lunévillois. Au centre de cette mission, la question éducative de la jeunesse. Ce travail se fera en lien avec la région pour élaborer les futurs contrats de partenariat afin que les deux collectivités travaillent ensemble pour lutter contre le risque de décrochage du territoire, dans la perspective d’un projet local d’éducation, d’une « maison des savoirs et de la formation » qui reste à créer.

Philippe Colin ne doit écarter aucune hypothèse dans la concertation et la réflexion, y compris celle de la construction d’un collège neuf supplémentaire dans une future carte avec trois établissements ou celle de la création d’un collège déployé sur plusieurs sites.

Service volontaire européen

Suite à la réussite de l’accueil des jeunes en service civique (320 jeunes de 2010 à 2014), le CG va développer l’accueil de jeunes en service volontaire européen, dans le cadre d’Erasmus+. Ce projet s’intègre parfaitement avec les travaux de coopération transfrontalière, les échanges avec la Sarre et les projets qui en découlent.

Un budget offensif, de confiance et d’avenir

René Mangin, vice-président délégué aux ressources, a présenté le budget primitif 2015, qui illustre l’ambition portée par le Département malgré un contexte économique et social dégradé.

Le budget global du département s’élève à 849,2 M€, dont 657 M€ en fonctionnement et 192,2 M€ en investissement.

4 grandes orientations prévalent à la construction de ce budget :

  • Confirmer le projet départemental pour ne pas pénaliser les partenaires associatifs, les acteurs économiques et les communes et intercommunalités
  • Maintenir la stabilité fiscale pour soutenir le pouvoir d’achat des habitants
  • Augmenter l’investissement pour soutenir l’emploi et les entreprises
  • Maitriser les dépenses de fonctionnement

Pour rappel, la dette par habitant en Meurthe-et-Moselle est de 352 €  (elle est de 885 € en Meuse, 569 € en Moselle et 752 € dans les Vosges)

La capacité de désendettement de la collectivité est de 3,3 ans.

Grégory Grandjean a rappelé que ce budget était à l’image de l’élan que nous souhaitons donner à notre département. « Il est le reflet de l’audace qui est le nôtre, dans notre conception du rôle du département de demain. »

Par ce budget, le conseil général de Meurthe-et-Moselle se montre en capacité d’investir :

  • Investir pour l’avenir des jeunes meurthe-et-mosellans
  • Investir pour les séniors
  • Investir pour nos entreprises.

« 192.2 millions seront consacrés à l’investissement. »

Une consultation pour la future gare de Vandières

Le 28 novembre dernier, le conseil régional a décidé de lancer une grande consultation des Lorrains, le 1er février 2015, sur le projet de la gare d’interconnexion TER/TGV de Vandières. 

A contrario de la gare TGV actuelle de Louvigny, cette gare garantirait le lien entre le réseau ferroviaire régional et la grande vitesse nationale et européenne ; permettant ainsi de relier les 170 gares lorraines aux destinations françaises et européennes par la seule voie du fer. A travers cette consultation, les citoyens lorrains pourront s’exprimer sur l’avenir d’un projet durable et structurant pour notre région.

A chaque reprise, que ce soit en 2000, 2007 ou 2009, l’assemblée s’est toujours prononcée en faveur de cette gare, et ce à l’unanimité. Le président Mathieu Klein a rappelé à l’assemblée tout l’intérêt de cette future gare d’interconnexion pour les Lorrains, assemblée qui a approuvé ce projet à la Majorité.

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