Agnès Marchand : portrait

Interview réalisée en mai 2014

Afin de mieux vous faire connaître vos conseillers généraux, nous vous proposons une série de portraits des élus du groupe socialiste et républicain.
Rencontre aujourd’hui avec Agnès Marchand, conseillère générale du canton de Colombey-les-Belles, qui accède en tant que suppléante et dans les circonstances particulières du décès de Michel Dinet, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle et conseiller général du canton de Colombey-les-Belles, à ce poste.
Agnès, Michel Dinet vous avait choisie en tant que suppléante lors de la campagne 2011, quelles étaient ses motivations ?

Michel Dinet souhaitait que se développe une complémentarité entre les femmes et hommes politiques et les représentants associatifs, syndicaux… Et surtout que chacun œuvre dans son domaine, sans pour autant – comme cela avait été le cas en 1981 – que les responsables associatifs soient appelés à exercer des fonctions politiques, décapitant ainsi une partie des « forces vives ». Il voulait que la politique se nourrisse du terrain, des habitants du territoire, de leurs besoins, de leurs désirs, de leurs rêves…

Quel a été l’élément déclencheur de votre engagement politique ?

Fille d’ouvrier, toute jeune déjà, j’ai mesuré combien les injustices sociales pesaient sur la société et le monde. Je voulais d’ailleurs être « bonne sœur » en Afrique…

C’est tout naturellement que je me suis syndiquée à la CFDT à 17 ans, lorsque j’ai commencé à travailler à la CAF ; puis engagée au Conseil municipal de la commune de Dolcourt lors de deux mandats de conseillère et d’un troisième en tant qu’adjoint au maire.

En parallèle, j’ai découvert Michel Dinet, son charisme, son enthousiasme, sa capacité à fédérer et ses idées novatrices en matière de développement local.

J’ai toujours été proche des idées de gauche mais je n’avais jamais franchi le pas d’adhérer à un parti politique, souhaitant garder une certaine liberté. C’était d’ailleurs une de mes questions lorsque Michel m’avait demandé de le rejoindre ; mais jamais il n’avait fait de prosélytisme, me laissant libre de mes choix.

Siégeant au conseil général dans le groupe socialiste et républicain, j’ai voulu être en accord avec moi-même. J’ai adhéré au Parti socialiste et je crois bien que j’en suis fière !

Quel regard portez-vous sur la politique départementale menée en Meurthe-et-Moselle ?

La politique départementale joue un rôle prépondérant dans la vie des habitants. Le découpage du département en territoires – dont d’autres institutions se sont d’ailleurs inspirées, la concertation avec ces derniers et les acteurs de terrain ainsi que le respect de leur diversité sont autant d’atouts pour rendre les politiques publiques plus efficaces.

Que ce soit directement par les aides individuelles aux personnes ou par le concours technique et financier aux communes, notamment par le biais des Contrats Territorialisés de Développement Durable (CTDD), le conseil général de Meurthe-et-Moselle a pris au cours des 15 dernières années et sous la présidence de Michel Dinet et de ses équipes une dimension que d’autres collectivités nous envient.

J’ajouterais que la maîtrise des dépenses par la mutualisation des moyens qui est préconisée fait également partie des points positifs de la politique départementale.

Malheureusement, la population connaît peu ou mal les domaines d’intervention du Conseil Général. Je sais que la communication est un art difficile, mais il me semble qu’un éclairage de la politique départementale permettrait de tordre le cou aux idées reçues que peuvent avoir nos concitoyens sur la politique, au sens noble du terme, et sur les personnes qui s’y engagent.

Vous avez intégré la commission Solidarité, ce choix est-il lié à votre parcours professionnel et/ou votre expérience associative ?

Certes, mon passé plus ancien et récent est intimement lié à ce choix. Sans la solidarité, sans les solidarités, les personnes les plus fragiles sont laissées sur le bord de la route. Plus que jamais, en ces temps difficiles que vit notre société, il est nécessaire de renforcer les liens qui unissent nos concitoyens entre eux et avec les institutions. Aides financières, bien sûr, mais liens humains, entraide de voisinage, de territoire, de pays.

Qui êtes-vous en dehors de la vie politique ?

Je suis une épouse depuis 44 ans, maman de deux grands enfants, mamie de Camille, Erwan et Rose, une amie, une copine…

Pour finir, nous vous proposons de répondre à ce questionnaire de Proust
  • Les qualités que vous appréciez chez une personne ? L’honnêteté, la rigueur, l’engagement
  • Votre occupation préférée ? La lecture (les policiers !), le jardinage, la randonnée …
  • Un personnage célèbre ? Marie Curie
  • Votre livre préféré ? La vie devant soi d’Emile Ajar (Romain Gary)
  • Votre devise ? « Ne vous mettez pas en avant, mais ne restez pas en arrière » Proverbe chinois
3 adjectifs qui vous définissent le mieux :

Volontaire, travailleuse, spontanée.