Antony Caps : Portrait

Interview réalisée en août 2013

Afin de mieux vous faire connaître vos conseillers généraux, nous vous proposons une série de portraits des élus du groupe socialiste et républicain.
Rencontre cette fois-ci avec Antony Caps, conseiller général du canton de Nomeny, délégué à l’Education populaire, à la Coopération décentralisée et au Développement durable.
Antony, qu’est-ce qui vous a amené à entrer en politique ?

C’est tout d’abord au sein de la vie associative, très jeune, que je me suis engagé : MJC, clubs de football, puis parents d’élèves et défense de l’environnement.

Puis, l’envie d’occuper des responsabilités locales pour contribuer au développement de ma commune m’a incité à m’engager dans la vie municipale en 2001.

C’est en 2008 que je prends la décision de mener ma propre liste, dans l’esprit de favoriser la concertation, la participation citoyenne et la co-construction. Je rejoins Europe Ecologie Les Verts en 2010. Ma vision de l’engagement politique trouve un écho dans l’ouverture des espaces de discussion, les dimensions humaine et participative au sein de ce parti en création.

Quel regard portez-vous sur votre rôle de conseiller général ?

Je perçois cet engagement comme une chance qui m’est offerte d’apporter un changement profond à la relation habitant – élu : lui redonner un véritable esprit de proximité, faire comprendre les missions d’un département à nos concitoyens souvent en manque d’informations ou désintéressés, contribuer à fédérer autour de projets de développement ambitieux et structurants pour notre territoire, être acteur, moteur aussi, de tout projet qui contribuera à améliorer le quotidien de mes concitoyens, tout en leur redonnant une vraie place dans les décisions… Voilà autant de convictions qui m’animent et que je mets en pratique chaque jour.

Qu’est ce qui à vos yeux caractérise le mieux la politique du conseil général ?

Sans aucun doute l’esprit de co-construction qui prédomine dans l’ensemble de nos politiques publiques. C’est le cas notamment des « ateliers », « des fabriques », « des petits déjeuners de l’ESS », des concertations engagées autour de l’éducation populaire, ou de l’inclusion de citoyens et d’élus locaux dans des instances telle que la conférence territoriale, qui propose à l’assemblée départementale l’accompagnement de projets retenus après débats.

Bien sûr, le volet environnemental n’est pas en reste et la construction du premier collège passif est bien là pour en attester.

Qu’est ce qui vous anime en tant qu’élu local ?

La volonté d’agir, de co-construire pour l’intérêt des Meurthe-et-Mosellans. Rester proche de mes concitoyens et les entendre… le Vivre Ensemble !

Vous êtes un élu Vert appartenant à la Majorité départementale. Comment défendez-vous les couleurs d’EELV ?

Je me retrouve dans les valeurs portées par la majorité autour de Michel Dinet et par le groupe socialiste et républicain.

Cette collaboration et cette confiance mutuelle ont pris tout leur sens ces derniers mois, puisque j’ai la fierté d’avoir été nommé conseiller général délégué à l’Education populaire, au Développement durable et à la Coopération décentralisée.

C’est bien ce respect, ce dialogue et cette écoute permanente qui font que je ne m’inscris pas dans une logique de discussion de parti à parti, mais bien dans la mise en œuvre d’un projet commun, dans l’intérêt des Meurthe et Mosellans, et au sein d’une majorité départementale plurielle.

Vous venez de vous voir confier de nouvelles délégations. Quelles sont vos premières actions, vos premiers travaux en la matière ?

Dans ma délégation éducation populaire, je viens, en concertation avec les fédérations d’éducation populaire et les associations locales, de réformer les aides au monde associatif afin de mieux accompagner les associations qui en ont le plus besoin, dans un contexte financier difficile pour le département.

Dans le cadre de la politique de coopération décentralisée, je me suis rendu en Equateur en février dernier. Cette mission avait plusieurs objectifs : entériner un partenariat avec la province de Loja, qui promeut la participation citoyenne pour une meilleure gestion de l’environnement, et poursuivre notre soutien au projet Yasuni-ITT, qui consiste à ne pas exploiter une partie du pétrole situé sous l’Amazonie, en échange d’une contribution internationale.

Malheureusement, les informations de ces derniers jours nous montrent bien toute la pertinence de promouvoir les initiatives de ce type, nous amenant à de nouveaux modes de consommation, de nouveaux modèles de développement, qui favoriseront la transition énergétique. Malgré la décision difficile prise par le président Correa, il nous faut continuer à faire vivre les objectifs du Yasuni auprès de l’ensemble de la communauté internationale.

Quant au développement durable, je vois cette dernière délégation comme l’engagement de notre collectivité vers une transition énergétique et solidaire.

Mon rôle est à la fois de favoriser et de veiller à la prise en compte du développement durable dans toutes nos politiques publiques et ce dans une logique d’amélioration continue.

antony2Quel rôle peut jouer la France en matière de transition énergétique ?

La France a un rôle d’exemplarité à faire valoir en matière de transition énergétique, en Europe, comme aux yeux du monde.

Nous devons être un élément moteur dans le rôle que joue aujourd’hui l’UE en tant que fer de lance des politiques climatiques internationales. Il s’agit de passer aux actes et il nous faut une grande loi sur la transition énergétique intégrant une politique d’économies d’énergie et d’accroissement du recours aux énergies renouvelables.

De même, je crois qu’il ne faut pas céder aux sirènes des OGM ou du gaz de Schiste. Notre capacité à innover vaut bien plus que l’utilisation de procédés ayant un tel impact néfaste sur notre environnement.

Il me parait également nécessaire que nous soyons à même de prendre des décisions importantes et fermes afin de taxer ce qui pollue le plus, et que cette manne financière soit exclusivement dédiée à la transition écologique.

Si vous étiez…
  • un film : Les petits mouchoirs
  • une épreuve sportive : la coupe du monde de football
  • un personnage célèbre : Zidane, le « coup de boule » en moins !
  • un lieu : la plage de Cayo Santa Maria à Cuba
  • un mot : ensemble
Pour finir, quels sont les 3 adjectifs qui vous définissent le mieux ?

Motivé, accessible, et responsable.