Nicole Creusot : Portrait

Interview réalisée en novembre 2013

Afin de mieux vous faire connaître vos conseillers généraux, nous vous proposons une série de portraits des élus du groupe socialiste et républicain.
Rencontre aujourd’hui avec Nicole Creusot, Vice-présidente du conseil général déléguée à l’Université et à la Recherche, conseillère générale de Nancy Sud.
Comment êtes-vous entrée en politique ?

J’ai toujours rêvé de m’engager, dès le lycée, j’étais d’ailleurs plutôt leader à l’internat. Puis, professionnellement, j’ai assez vite adhéré à la CFDT.

Mais mon engagement concret en politique date de 2001, quand Jean Yves Le Déaut m’a proposé de le rejoindre et de participer à son projet pour les municipales de Nancy. C’est lui qui a été le véritable déclencheur de mon engagement politique et qui m’a permis de concrétiser mon désir d’ouverture aux autres.

Quel regard portez-vous sur votre rôle de conseillère générale ?

Je suis une petite fourmi qui avec sa petite participation contribue à de grandes choses.

Ce mandat est passionnant. Tous les jours j’apprends, je découvre, je rencontre des gens différents.

Je suis animée par la volonté de servir, mais je reconnais qu’en ville, nous sommes confrontés à une véritable méconnaissance de notre rôle de conseillers généraux. Je sais que si les nancéiens me connaissent, c’est avant tout pour la dernière campagne des municipales.

Qu’est ce qui à vos yeux caractérise le mieux la politique du conseil général ?

Le Plan Collèges Nouvelles Générations est un marqueur, c’est notre projet le plus visible et le plus porteur en terme de communication. Le reste de nos actions est malheureusement méconnu ou mal connu.

nicole2Pouvez-vous nous parler de votre vice-présidence aux Universités ?

C’est une compétence régalienne, c’est-à-dire d’Etat. Nous la menons donc au conseil général de manière volontariste depuis 1998 et nous avons fait le choix de nous impliquer de façon forte.

Notre rôle a été déterminant dans plusieurs projets :

  • construction de l’Université Lorraine,
  • soutien à l’innovation,
  • soutien à la recherche,
  • création d’ARTEM pour lequel nous sommes un des acteurs éminents.

Le conseil général est reconnu comme un partenaire à part entière dans le monde universitaire.

Je suis convaincue que l’université est un facteur déterminant de développement du territoire, un acteur très important du développement économique de la Meurthe-et-Moselle.

Metz s’estime lésée dans le projet de l’Université Lorraine, qu’en pensez-vous ?

L’Université de Lorraine regroupe les 3 universités de Nancy et celle de Metz. C’est un dossier extrêmement important qui ne lèse personne. Je crois qu’il ne faut pas penser l’Université Lorraine en ces termes de rivalité entre Metz et Nancy. Pour notre territoire cette identité unique est indispensable pour que notre région puisse avoir du poids.

Une université en Lorraine donne enfin au territoire une visibilité nationale et internationale

Après quelques semaines de mise en œuvre dans quelques communes, quel est votre regard sur la réforme des rythmes scolaires ?

Je regrette que cette réforme n’ait pas été plus globale, que les rythmes hebdomadaires et la durée des congés ne soient pas traités conjointement dans une réforme complète de notre système scolaire tant dans le primaire que dans le secondaire. J’ai les mêmes attentes sur d’autres sujets comme les retraites ou la fiscalité. Nous devons avoir le courage de tout remettre à plat, d’avoir un régime unique pour tous.

Si vous étiez…
  • un livre : L’enfant de Victor Hugo, poésie tirée des Orientales
  • une personnalité : Lucie Aubrac
  • un lieu : Paris
  • une plante : le roseau, qui plie mais ne rompt pas
  • un événement historique : le mois d’août 1789, avec la nuit du 4 août puis, le 26, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Quel est l’adjectif qui vous définit le mieux ?

Fidèle.